Image latente

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Image l(')a(t)tente (depuis 2006)

 

L'image non développée n'existerait-elle pas? L'image latente, l'attente de l'image, ne participent-elles pas de manière centrale au plaisir de la photographie argentique? Et le Polaroid, n'avait-il pas précisément déjà créé une culture photographique de la consommation immédiate? Plus profondément encore, depuis Daguerre, la photographie (et le cinéma) analogique n'a-t-elle pas été le seul art de représentation qui ne donne pas à voir immédiatement (quelque chose au moins de) ce qu'il produit?

Latences #1

 

 

 

 

Ce projet a commencé en 2006, suite à la découverte d'un appareil photographique des années 50 contenant un film non développé... cet appareil intervient à nouveau dans LATENCES #5

Latences #2, #3

 

Le projet est aussi documenté par le blog image-l-attente.blogspot.com reprenant:

 

 

IMAGE LATENTE (projet démarré en 2006) retrouvez son histoire et l'essentiel de son contenu sur le blog image-l-attente.blogspot.com

Latences #4 (2011)

 

 

 

 

Ce travail, conceptuel et photographique, tourne autour de l’image latente : celle qui se forme dans le film et disparaît, en même temps qu’elle est révélée par le processus de développement.

Il y est au moins autant question de «la photographie» (le fait de photographier) que «des photographies», et aussi bien plus du temps de la photographie que de la lumière qui lui est indispensable.

Ce travail constitue la quatrième étape d’une démarche plus large, commencée en mai 2006, dont toutes les composantes sont et seront exposées sur le blog image-l-attente.blogspot.com.

 

Contenu

Dans une boite de dimensions 33x33x16 cm

  • 24 tirages couleur 20x20 cm, papier brillant
  • 2 séries de négatifs couleur 6x6 cm
  • 2 planches contact
  • 4 films exposés (négatifs couleur et noir et blanc), non développés
  • 1 note explicative
  • 1 paire de gants noirs

 

Processus

  • 49 films non développés ont été empruntés à un collectionneur.
  • Prise de vue
    • Ces films sont d’abord photographiés dans le sac dans lequel ils ont été livrés pour une première vue d’ensemble.
  • Ils sont ensuite extraits du sac pour une photo de groupe.
  • Le groupe est ensuite réparti par marques : chaque marque fait l’objet d’une photo de famille.
  • Chaque film fait ensuite l’objet d’un portrait.
  • Lors du changement de film (chaque film comptant 12 vues), le film qui vient d’être extrait de l’appareil fait à son tour l’objet d’un portrait sur la première prise de vue.
  • Lorsque chacun des films de la collection initiale a été photographié, chacun des 5 films de la séquence est l’objet d’un nouveau portrait.
  • Les cinq films de la séquence participent encore à un portrait de famille.
  • Et enfin tous les films, y compris ceux participant à la séquence, sont photographiés dans le sac pour une nouvelle vue d’ensemble.
    • Développement et tirage
      • Le premier et le dernier film de la séquence sont livrés au développement.
  • Une planche contact est commandée.
  • Un tirage 20x20 cm sur papier brillant est commandé en même temps que le développement.
    • 53 films non développés sont restitués au collectionneur.

     

    4 Séries

    • Une toute première série (Latences#4/1/1) a servi de test avec un seul film et seulement la planche contact.
    • Une deuxième série (Latences#4/2/1 et 2) a été interrompue juste après le deuxième film suite à la constatation d’une erreur technique dans l’exécution des prises de vue.
    • Une troisième série (Latences#4/3/1 à 6) a fait l’objet de tirages (12 + 8 photos), mais pas de planche contact ; elle a été rejetée à cause de l’indiscipline caractérisée d’un des films photographiés.
    • La quatrième série (Latences#4/4/1 à 6), du 26 février 2011, inclut non seulement la collection initiale (utilisée dans les séries 1 à 3) mais aussi les 4 films non développés de la troisième série (Latences#4/3); une planche contact a été commandée pour cette série.
    • La collection restituée contient non seulement les 49 films originaux mais est augmentée des 4 films non développés de la troisième série (Latences#4/3).

    Latences #5 (2012)

     

     

     

     

     

    «Ça, c’est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans.

    C’est tout à fait comme ça que je le voulais !»

    St Exupéry / Le Petit Prince / Gallimard 1943

     

    Cet appareil Six-20 ‘Brownie’ D, de marque Kodak, a été trouvé sur un marché aux puces à Villers-La-Ville (Belgique) le 6 mai 2006; il contenait un film Ilford FP3 (format 620) exposé; celui-ci a été développé et scanné. Les photos qu’il contenait datent très probablement du tout début des années 60 ou de la fin des années 50, à peu près 50 ans avant cette découverte.

     

    L’appareil s’est montré par la suite tout à fait fonctionnel. Des photos couleurs ont été faites avec celui-ci en juillet 2006.

    Le 22 novembre 2012, un film Kodak Tmax 400 (format 120) a été bobiné sur un axe 620 et l’appareil chargé avec celui-ci. Le film a été complètement exposé entre le 24 novembre 2012 et le 1er avril 2012. Il a ensuite été bobiné complètement, pour réduire les futurs dommages causés par l’air et la lumière. L’appareil a alors été scellé avec le film à l’intérieur.

     

    L’intention de l’auteur est que ce film ne soit jamais développé. Il contient une représentation parfaite et pure de son époque et de quelques-uns des souvenir que l’auteur veut retenir de ce moment.

     

    Seule l’image latente peut être parfaite!

    Ce travail fait partie du projet “Latences” (2006-2013)